Au théâtre, on serait obligé de disposer la scène autrement, soit qu’on rapprochât les deux groupes

Entraînés par leur exemple, les Français à leur tour ont brisé cette triple entrave, ou plutôt ils n’en ont conservé qu’une seule, l’unité d’action. Dans les chapitres précédents, nous avons parlé du jeu de scène, en le considérant comme un acte isolé, détaché d’un ensemble dramatique ou comique. Si au quatrième acte il ne s’assied point, c’est qu’à la colère a succédé l’inquiétude, nouveau sentiment qui maintient son agitation et appelle encore de nouvelles décharges nerveuses sur le système musculaire. Un glaive à la main des lévites ne suffit pas; il faudrait un appareil plus formidable, et surtout éviter l’entrée successive des lévites par les bas côtés. _L’Ami Fritz_ nous offrira encore un exemple remarquable de l’emploi de la musique au théâtre, emploi trois fois renouvelé et chaque fois d’une manière différente. Il en est de même des costumes.

Des conventions dans l’art classique. Du moment que le spectateur modifie les conditions de l’optique théâtral, l’actrice est-elle bien coupable de violer la loi d’apparence? Notez que ces superbes toilettes, si véritablement belles et luxueuses quand on les détaille au grossissement de la lorgnette, sont très souvent d’un très médiocre effet quand on les regarde à l’oeil nu, c’est-à-dire quand on les replace dans les conditions optiques qui conviennent au théâtre.

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