Que se passe-t-il donc en nous quand nous lisons une oeuvre dramatique? il est clair qu’elle

Je prendrai cet exemple dans le second acte de _l’Ami Fritz_, et je rappellerai aux lecteurs, qui tous connaissent la pièce, la fontaine où Sûzel vient puiser de l’eau, eau véritable que le public voit couler. Si le lecteur a suivi avec quelque attention ce que nous avons dit sur la manière dont l’acteur procède à la composition d’un rôle, sur l’image initiale qui se dresse dans son esprit et sur toute la série d’images associées, il se rappellera que ces images seront d’autant plus marquées de traits particuliers que le personnage dont il revêt la personnalité est un type moins général. Dans la comédie de Molière, pour prendre un exemple, l’argent ne s’est pas encore incarné dans un personnage spécial; mais au XVIIIe siècle nous voyons se dessiner l’image du financier.

Du costume d’Hippolyte. Notre rire ne se trouve pas en désaccord formel avec ce qui compose notre sentiment. De deux oeuvres, dissemblables par la nature des sentiments, un goût éclairé préférera toujours celle qui aura nécessité un moins grand appareil de mise en scène.

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