Ce nouveau public, vierge d’émotions esthétiques, auquel s’adressent aujourd’hui les poètes dramatiques, n’est pas formé à

Voilà donc immédiatement les deux personnages connus du public pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils veulent paraître, en même temps qu’est parfaitement déterminé le caractère du monde où va se nouer et se dénouer l’intrigue de la comédie. C’est là une raison toute philosophique. La tragédie de Corneille et de Racine et la comédie de Molière commandent donc, sans appuyer ici sur l’étude psychologique des rôles, une grande largeur de diction, une élocution très nette dégagée des à peu près de la conversation courante, une science du geste d’autant plus grande qu’il est plus rare et qu’il a un rapport plus étroit avec le texte poétique, une attitude qui n’a jamais le droit d’être vulgaire ou qui, dans l’emportement même des passions, ne doit jamais manquer de dignité.

La mise en scène, en effet, subit fatalement la loi de concentration, en vertu de laquelle l’attention du spectateur est ramenée et se fixe sur le personnage humain. Le théâtre de Victor Hugo.

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