Lorsque son chagrin inquiet l’arrache de son lit, est-ce bien là le costume d’une femme mourante

Pourquoi dès lors tient-il son arc à la main, ses armes étant la dernière chose qu’il ceindra ou qu’il prendra avant de monter sur son char? J’ajouterai que cet arc est plutôt une arme de chasse qu’une arme de guerre et se trouve par suite en contradiction avec ce vers de la tragédie: Mon arc, mes javelots, mon char, tout m’importune. Si j’ai cru devoir indiquer celle que j’ai suivie, c’est uniquement pour expliquer l’absence absolue de citations et afin qu’on ne l’attribuât pas à un dédain, qui ne serait nullement justifié, pour les travaux de tous ceux qui, avant moi, ont étudié en artistes ou en critiques l’art de la mise en scène. La difficulté était précisément dans le grand nombre de traits précis et particuliers dont, relativement à cette époque peu éloignée de nous, notre imagination est encore encombrée.

Toutefois, il ne faut pas que la tradition soit un esclavage, car nous avons vu précisément que quelques rôles peuvent changer d’aspect avec le temps dans la mesure où les idées elles-mêmes des spectateurs se modifient sous l’influence de circonstances fatales ou fortuites.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.