Concluons donc que dans notre société démocratique, où le nombre tuera l’idéal, s’il n’est conquis par

En même temps, on étudie les mouvements scéniques; on détermine les places successives que les personnages doivent occuper les uns par rapport aux autres ou par rapport à la décoration; on règle les entrées et les sorties, ce qui exige parfois des remaniements dans le texte de la pièce. Il n’en est pas de même sur un théâtre, où les acteurs se meuvent sur un plan supposé horizontal, terminé par un plan vertical qui forme le décor du fond.

Nous inclinons, à ce qu’il semble, à goûter les arts par leurs côtés sensualistes, et nous apportons au théâtre cette tendance qui nous prédispose à tenir un grand compte du plaisir de nos yeux dans le charme qu’exercent sur nous les ouvrages dramatiques. Nous ne considérerons plus, comme dans la peinture, des plans de distance, mais des plans d’importance scénique. Souvent un théâtre se met en grands frais pour retomber dans un art absolument enfantin, où se coudoient le réel et l’imaginaire. C’est pourquoi les débuts sont si souvent trompeurs; on y fait montre de qualités charmantes et même supérieures, mais le véritable comédien ne se révèle que le jour où, abandonné de ses maîtres, seul vis-à-vis de lui-même, il aborde la création d’un rôle.

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