L’éclairage plus que médiocre de nos scènes modernes n’admet pas l’abus du style polychrome

Le théâtre est donc en quelque sorte fondé sur le transport de nos propres états de conscience dans les personnages du drame. Chaque fois qu’on met un train de chemin de fer en marche, le nombre des wagons que la machine doit tirer est calculé sur le nombre présumé des voyageurs; et le poids du train détermine la force que doit produire la machine et par suite la dépense qu’occasionnera la traction. Pour construire un drame ou une comédie, il faut rassembler ces éléments épars, les faire concourir à une même action, et par une logique sévère, qui ne réside que rarement dans l’esprit des êtres réels, mener cette action d’un commencement à une fin. Les théâtres des anciens leur étaient sans doute inférieurs sous le rapport de l’acoustique, mais ils étaient construits dans des conditions optiques très supérieures, attendu que le centre de convergence optique coïncidait presque avec le centre de figure. Les féeries. Et de fait il en est ainsi. On pourra trouver, je crois, que le jugement que je porte sur cette école, sans être complaisant, n’est ni rigoureux ni injuste.

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