Ainsi compris, l’art de la mise en scène aurait sa fin en lui-même, ce qui serait,

Quant aux costumes, il faut non sans doute s’en tenir à ceux dont se contente la statuaire, qui est l’art du nu par excellence, mais ne pas s’en écarter de parti pris, et s’en inspirer, dans le choix des tissus, auxquels on doit demander de beaux plis sculpturals. Le premier exigeait que je suivisse pas à pas le travail de la mise en scène, à partir du moment où l’auteur dépose son manuscrit jusqu’au moment où le rideau se lève pour la première représentation. L’art, parti du particulier et du relatif, doit donc aboutir au général et à l’absolu; et par suite le poète, après avoir soigneusement pris ses types dans la réalité, doit tendre à l’idéal, c’est-à-dire à dégager l’être humain de toute contrainte sociale et à débarrasser les passions des masques sous lesquels cette contrainte les force à se cacher et à se dérober aux regards. La mise en scène peut-elle nourrir l’ambition réaliste de rendre visible au spectateur tout ce qui, dans le milieu objectif, joue le rôle d’une cause formelle? C’est le dernier refuge de l’école nouvelle.

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