, mais il ne serait plus un art synthétique obéissant à ses lois propres

Quand un groupe de figurants, soldats ou licteurs, arrive sur la scène, il doit se présenter vivement, en ayant l’attention de ne pas prendre l’allure cadencée du pas militaire, et s’arrêter franchement sans se préoccuper de la régularisation des rangs; s’il entre par le fond et s’il doit faire face au public, il faut que le mouvement soit un et jamais décomposé en deux mouvements. Il est, au contraire, quelques oeuvres privilégiées qui correspondent à des combinaisons indissolubles: elles sont immortelles; et l’esprit en savourera sans fin la beauté et la vérité éternelle, de même que le corps humain puisera la vie, jusqu’à la consommation des temps, dans l’air immuable qui l’enveloppe. Cette question a été justement agitée, récemment à propos de la reprise _d’Antony_. Enfin, dirai-je pour terminer, j’ai rencontré comme cela était fatal, la théorie réaliste ou naturaliste. Sur la scène, un personnage ne peut impunément tirer à l’improviste un revolver de sa poche; il faut, ou que le public soit averti de la présence d’une arme dans la poche de tel personnage, ou que tout au moins il soit prédisposé à voir cette arme apparaître.

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