Or, à la faveur de cet appareil et grâce au prestige de quelques acteurs en renom,

On a tort, à la Comédie-Française, de ne pas exécuter entièrement cette mise en scène. _–De l’imitation théâtrale. Le véritable orage qui s’apaise, c’est celui qui s’était soulevé dans le coeur de Valentin, et la véritable étoile, ce n’est pas celle que pourrait allumer le metteur en scène dans le ciel de son décor, c’est celle de l’amour qui se lève dans l’âme purifiée de Valentin. De même sont les chevaux qui entrent sur la scène en longeant la toile de fond; ils font l’effet grotesque d’animaux démesurés. Qui ne se souvient de l’effet saisissant du _De profundis_ qui glace d’effroi Gennaro et ses compagnons, à la fin du festin où Lucrèce Borgia vient de leur faire verser du poison? Au premier et au second acte de _Marie Tudor_, la même romance chantée par Fabiani, qui s’accompagne sur une guitare, est employée comme une poétique formule d’amour. Aujourd’hui, on en sera frappé pour peu que l’on porte son attention sur ce point, il est incontestable que la musique joue un rôle considérable dans nos pièces de théâtre, et qu’elle y apparaît avec sa puissance propre.

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