Imperfections de la mise en scène réelle

Sarcey rédige depuis plus de quinze ans le feuilleton dramatique du _Temps_, je le lis assidûment depuis le même nombre d’années.

Cet appareil formidable hausserait le génie tragique de l’acteur; et le spectateur aurait alors la sensation nécessaire de l’ambition démesurée et de l’indomptable orgueil d’Agamemnon. Ensuite il exécute la maquette, c’est-à-dire une réduction du décor tel qu’il doit être disposé sur le plan géométral.

Quand il y a dualité de personnages, les deux personnages ou les deux groupes s’équilibrent, placés à peu près à la même distance de la ligne optique.

Nous éprouvons sympathiquement l’effroi de Gennaro, mais c’est sur lui que tombe directement la sensation musicale: c’est dans son âme que se joue le drame affreux dont nous attendons, haletants, la péripétie suprême; et c’est, les yeux fixés sur lui et participant à toutes les poignantes émotions qui le traversent, que nous suivons d’une oreille attentive les versets du chant lugubre qui se rapproche.

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