Destructibilité de la mise en scène

L’art dramatique avait jusqu’alors soustrait ses personnages à toutes les forces naturelles qui assiègent l’homme et les avait uniquement soumis à l’empire des idées. Bien que la plupart aient fait un emploi déplorable et parfois peu recommandable de leur faculté d’observation, il est intéressant de dégager et de mettre en lumière l’idée qui les meut et à laquelle ils ont obéi inconsciemment, et de déterminer la force génératrice dont ils ne sont que des rouages de transmission.

Il suit de là, premièrement, que la mise en scène pourra être souvent considérée comme un correctif à la faiblesse d’une oeuvre dramatique; deuxièmement, que la mise en scène peut par son excès être un dérivatif à l’attention que mériterait la valeur intrinsèque d’une oeuvre dramatique. Ce qui nous reste donc à examiner, c’est jusqu’où la mise en scène peut se prêter à toutes les exigences naturalistes.

Tout le monde sait que le physique réagit sur le moral; c’est un sujet que Cabanis, au point de vue descriptif, me semble avoir épuisé du premier coup.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.