? –mon intention est de charger lopez de veiller sur ton malade; il restera dans le

–Oh! Je m’en rapporte completement a vous, maitre Olivier; mais lorsqu’il sera gueri que ferons-nous? –Nous le laisserons partir paisiblement, il n’est pas notre prisonnier; sois tranquille, nous le trouverons sans peine quand besoin sera; il est bien entendu que personne du rancho ne doit descendre dans le souterrain et avoir le moindre rapport avec lui. –Bon, vous le leur direz alors, moi je ne m’en charge pas. –Je le leur dirai; du reste moi-meme je ne le verrai pas. Lopez seul demeurera charge de lui.

–Et moi, vous n’avez rien de plus a me dire? –Si, j’ai a t’annoncer que je t’emmene avec moi pour quelques jours. –Ah! Et allons-nous loin comme cela? –Tu le verras, en attendant rends-toi au rancho, prepare tout ce qu’il te faut pour ton voyage. –Oh! Je suis pret, interrompit-il. –C’est possible, mais moi je ne le suis pas; n’ai-je pas a donner des ordres a Lopez au sujet de ton blesse. –C’est juste, et puis il faut drive master que je prenne conge de la famille. –Ce sera fort bien fait, car tu resteras probablement quelque temps absent. –Bon, je comprends, nous allons faire une bonne chasse. –Nous allons chasser, oui, dit l’aventurier avec un equivoque sourire, mais pas du tout de la facon dont tu le supposes.

–Bon, cela m’est egal, je chasserai comme vous voudrez, moi. –J’y compte bien, allons viens, nous n’avons deja que trop perdu de temps. Ils se dirigerent alors vers le monticule.

L’aventurier entra dans le souterrain et le jeune homme monta au rancho. Loick et les deux femmes l’attendaient sur la plate-forme, assez intrigues de la longue conversation qu’il avait eue avec Olivier; mais Dominique fut impenetrable, il avait trop longtemps vecu au desert pour se laisser sortir la verite du coeur lorsqu’il lui plaisait de la cacher. En cette circonstance, ce fut en pure perte qu’on l’accabla de questions; il ne repondit que par des fins de non recevoir; desesperant de le faire parler, son pere et les deux femmes prirent enfin le bon parti de le laisser tranquille. Son dejeuner etait tout prepare sur la table.

Comme il avait faim, il saisit ce pretexte pour changer la conversation, et tout en mangeant, il annonca son depart. Loick ne lui fit aucune observation, il etait accoutume a ses brusques absences. Au bout d’une demi-heure environ, Olivier reparut. Dominique se leva, et prit conge de sa famille. –Vous l’emmenez, dit Loick. –Oui, repondit Olivier, pour quelques jours, nous allons dans la Terre-Chaude.

–Prenez garde, dit Louise avec inquietude, vous savez que les guerillas de JuArez battent la campagne. –Ne crains rien, petite soeur, dit le jeune homme en l’embrassant, nous serons prudents; je te rapporterai un foulard, tu sais que voila longtemps deja que je t’en ai promis un. –Je prefererais que tu ne nous quittes pas, Dominique, repondit-elle avec tristesse. –Allons, allons, dit gaiement l’aventurier, soyez sans inquietude, je vous le ramenerai sain et sauf. Il parait que les habitants du rancho avaient une grande confiance en la parole d’Olivier, car, sur cette assurance, leur inquietude se calma, et ils prirent assez facilement conge des deux hommes.

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