–je crois vos craintes exagerees; monsieur, nous avons fait une charmante promenade sans que rien de

Tout en causant, ils se rendirent a la salle a manger, ou le diner etait servi. Le repas fut silencieux comme d’habitude, seulement la glace semblait etre rompue entre la jeune fille et le jeune homme, et ce qu’ils n’avaient jamais fait jusqu’alors, ils causerent reellement entre eux.

Don Melchior fut sombre et compasse comme toujours, et mangea sans desserrer les dents, cependant, deux ou trois fois, etonne sans doute de la bonne harmonie qui semblait regner entre sa soeur et le gentilhomme francais, il tourna la tete de leur cote; en leur lancant des regards d’une expression singuliere, mais les jeunes gens feignirent de ne pas les remarquer, et continuerent leur causerie a demi voix. Don Andres etait radieux; dans sa joie, il parlait haut, interpellait tout le monde, buvait et mangeait comme quatre. Quand on se leva de table, au moment de prendre conge, Ludovic arreta le vieillard. –Pardon, fit-il, je desirerais vous dire un mot. –Je suis a vos ordres, repondit don Andres. –Mon Dieu, je ne sais comment vous expliquer cela, monsieur, je crains d’avoir agi un peu a la legere et d’avoir commis une faute contre les convenances. –Vous, monsieur le comte, repondit don Andres, en souriant, vous me permettrez de ne pas y croire.

–Je vous remercie de la bonne opinion que vous avez de moi; cependant, je dois vous drive-master.com rendre juge de ce que j’ai fait. –Alors, veuillez vous expliquer. –Voici le fait, en deux mots, monsieur: pensant me rendre directement a Mexico, car vous savez que j’ignorais votre presence ici. . . –En effet, interrompit le vieillard, continuez.

–Eh bien, j’avais ecrit a un de mes amis intimes, attache a la legation francaise, pour lui annoncer mon arrivee d’abord, et ensuite le prier de s’occuper a me trouver un appartement. Or, cet ami qui se nomme le baron Charles de Meriadec et qui appartient a une tres bonne noblesse de France, accueillit favorablement ma demande, et se mit en devoir de me procurer ce que je desirais. Sur ces entrefaites, j’appris que vous habitiez cette hacienda, vous futes assez bon pour m’offrir l’hospitalite; j’ecrivis immediatement au baron de laisser cette affaire, parce que je resterais, sans doute, un laps considerable de temps aupres de vous. –En acceptant mon hospitalite, vous m’avez donne, monsieur le comte, une preuve d’amitie et de confiance, dont je vous suis fort reconnaissant.

–Je croyais tout terminer avec mon ami, monsieur, lorsque ce matin j’ai recu de lui un billet, dans lequel il m’annonce qu’il a obtenu un conge et qu’il compte le passer pres de moi. –Ah! !Caramba! s’ecria joyeusement don Andres, l’idee est charmante, et j’en remercierai monsieur votre ami. –Vous ne le trouvez donc pas monsieur un peu sans gene. .

. ? –Qu’appelez-vous sans gene, monsieur le comte? interrompit vivement don Andres; n’etes-vous pas a peu pres mon gendre? –Mais, je ne le suis pas encore, monsieur. –Cela ne tardera pas, grace a Dieu; donc, vous etes ici chez vous, et libre d’y recevoir vos amis.

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