Ils ne voulaient plus la lacher: –c’est dommage! un si beau morceau, et si bon! une

. .

Remets-lui vite la ficelle aux pattes, Pitalugue.

Mais la petite fille cria: –Laisse-la aller a sa maison, pere!. . . ses petits appellent et puis, d’abord, moi, je la veux voir courir!. . . –Ses petits ne sont pas loin, probable! dit le pere. . . elle en doit bien avoir trois ou quatre. . . Il faudra veiller. Nous les tuerons quand ils seront grands. Ne prenons pas les betes par traitrise, quand elles ont des petits. .

.

Que vous dirai-je, messieurs, la compassion l’emporta: –Regardez bien! y etes-vous? Pas de regrets?. .

. une, deux!. . .

adessias! Posee a terre, la bete bondit. . . Ici, entraine par la force de ses souvenirs, Pastoure, interrompant Maurin, s’ecria: –Ah! messieurs!. . .

si vous l’aviez vu filer, _cette mere!_ –Et voila le coeur de mon peuple! conclut Maurin.

–Bravo! dit M. Rinal emu. La-dessus, je vais me coucher. . .

Et je vous engage, Maurin, a ne pas sortir du tout avant quelque temps, pas plus la nuit que le jour. Demain nous reprendrons cette conversation.

–D’autant plus volontiers, dit M. Cabissol, que j’ai appris sur le compte d’un gros personnage, mari d’une femme dont l’influence, a Paris, nous est tout acquise en faveur de Maurin, une histoire des plus divertissantes, et je brule de vous la conter. –Parbleu, dit M. Rinal, vous me donnez envie d’etre a demain!. . . Et les quatre amis se separerent. CHAPITRE XLVII Qu’il ne faut pas lire, parce qu’on y relate la profonde et ennuyeuse conversation qu’eurent ensemble,–en presence de Maurin des Maures et de Parlo-Soulet,–M. Rinal et M.

Cabissol, lequel se decida, pour en finir, a conter deux galegeades. Le lendemain du jour ou il avait conte a ses amis la Lievre de juin, Maurin ne fut pas oisif. Desireux de se rendre utile a son hote, pour lui temoigner sa reconnaissance, il passait, en effet, ses apres-midi devant un banc de menuisier, reparant une porte ou un volet, un pied de table ou de chaise, car il faisait de ses mains, comme on dit, tout ce qu’il voulait, notre homme, et, dans une ile deserte, pourvu que le naufrage lui eut laisse quelques outils _a peu pres_, il eut ete capable de construire une peniche presque aussi bien que le charpentier du bord.

Le soir, apres le diner auquel assista M.

Cabissol et ou, bien entendu, fut servi un poulet sans tete, la conversation prit un tour singulierement philosophique. Lorsqu’arriva Pastoure qui, silencieux a son habitude, s’assit sur son escabeau tout en allumant sa pipe, la discussion entre l’avocat et l’ancien chirurgien de marine battait ici son plein. Les deux chasseurs ecoutaient, s’efforcant de comprendre, et comprenant en effet bien des choses, mais non pas tout, et pour cause.

Les deux interlocuteurs parlaient de Nietzsche. A quel propos? A propos du sentiment de pitie auquel le lievre de Pitalugue avait du sa liberation. Le philosophe allemand, dissertant de la pitie, dit en propres termes: « Les petites gens la tiennent aujourd’hui pour la vertu par excellence. . . Gardons-nous de la pitie.

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