Et toujours la vision acharnee d’alice se laissant trousser les jupes

Peyrebrune conte sans fin. Une histoire d’auberge, maintenant, ou elle a ete surprise.

Lucien pense: Elle retira son corset en degrafant le busc par le bas; et sur le ventre, la chemise toute plissee apparut avec les seins pointant au-dessus. Une odeur de propre, d’elegance s’est emise et, dans cette chambre qu’il se represente toute impregnee d’elle, il ne se trouve pas, lui. Elle, bete en rut, se livre aux embrassements d’un monsieur gene et content de soi. La poitrine de l’amant s’enfle et s’affaisse avec une douloureuse precipitation. De mauvaises sueurs le baignent, fluent de sa nuque le long du dos. Ses articulations se contractent en un ramassis, en un tassement de nerfs, en une tension de rage pour quelque effort enorme. –Sacree garce! ca le soulage ces _r_ qui sifflent entre ses machoires serrees. C’est un peu l’epuisement de cette inutile contraction qui l’etreint, torturante. En lui-meme un drame si vivant se joue que le monde externe lui semble factice, artificiel, arrange: la verdure, terne; les arbres, bleus comme dans les antiques paysages; le ciel, une lumiere fausse, chimique; le machefer de la voie, un peinturlurage noir; les rails, des traits de plume; les tunnels, une batisse de carton, un jouet. Et il s’efforce a tendre ses idees ailleurs, a fuir l’epouvantable fantome de sa maitresse pamee sur un divan sale pres un noceur en joie. –Sacree garce! Ensuite il s’attarde a lui deviner des tares, a la trouver laide pour se batir un motif d’indifference. Des taches rousses lui maculaient la gorge, drive-master.com le visage; son front avait des rides; mais ses yeux, mais ses hanches, mais ses levres, ses levres dans la moustache du soudard! Peyrebrune conte encore. Sous l’immensite vide du hangar les moineaux batailleurs voletent, pepient.

Il resonne un cliquetis de clefs, le roulement d’un chariot a bagages et, continue toujours, l’activite agacante de la sonnerie electrique. _Troisieme Soiree_ _Au couchant, devers la « Roche du Dragon », un dernier sillage ocre et crete de coq. Puis la nuit sur les aulnes, les barques amarrees, l’eau virante et metallique.

_ _La terrasse est en surplomb sur le fleuve qui la mine. _ _Incitatrice et muette rampe l’ombre.

Sur la rive et sur l’eau rampe l’ombre incitatrice et muette.

_ _Des fredons la-bas_: _Fliesse, fliesse, lieber Fluss! Nimmer werd’ ich froh!. . . _ _Un bateau remonte vers Cologne. _ _Melancolique le limbe de son fanal en l’eau virante se brise. _ _Melancolique le son fele de sa cloche contre les echos des combes se brise. _ _La terrasse est en surplomb sur le fleuve qui la mine. _ _Des fredons la-bas_: _So verrauschte Scherz und Kuss, Und die Treue so!.

. .

_ _Incitatrice et muette rampe la nuit. _ _Des fioles de vin du Rhin encombrent la table de noyer.

_ _–Voici notre the, cette vespree, dit Miranda en remplissant les coupes dichromes a tige grele.

_ CRESCENDO _MI_ Satisfait d’avoir vecu sans ennui les jours de sa permission, et tracasse pourtant de son retour a la caserne, Gustave Prescieux penetre dans la gare et s’achemine par les groupes de voyageurs qui causent.

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