Et sa _fidelite_ sombre, sombre comme la carene prise dans un ressac, et la tunique de

Et, le site ses yeux tombent sur le masque japonais, don de _l’absente_, pale sur le mur blanc, juste en face du lit. Et le pauvre petit _masque_ le regarde si tristement, si tristement que l’hallali des desirs ne sonne plus dans ses nerfs exasperes, si tristement qu’il ne songe plus a la petite brune, fine et futee jusques au bout de l’orteil, qu’il ne songe plus a la grande rousse, grasse comme une oie, et bete donc! Si tristement que la tunique de lin des cheres _remembrances_ ne sera pas souillee–encore. II AUBE Les maisons sont tristes comme des betes.

A leurs vitres glacees le jour indistinct indistinctement se reverbere; en les buees leurs vitres obscures s’emboivent. Les maisons sont tristes comme des betes.

_Deuil et modes_, _Liquidateur judiciaire_, _Docteur-medecin_.

. . Implacable Destinee! Les enseignes, les implacables enseignes marquent leur flanc suranne, tels des stigmates de lys sur l’epaule des prostituees. _Deuil et modes_, _Liquidateur judiciaire_, _Docteur-medecin_. . . Les maisons sont tristes comme des betes. Leurs portes s’entrebaillent; aux tintamarres des timbres par les couloirs leurs portes s’entrebaillent; au labeur superflu, a la debauche superflue, a la superflue et irremediable Vie, leurs portes s’entrebaillent.

Les maisons sont tristes comme des betes. Et elles regardent resignees dans la rue pleine de boue et sur la place morne ou le vent siffle; elles regardent vers le square au bassin plein de feuilles mortes, vers le lamentable square plein de feuilles mortes, elles regardent resignees. Les maisons sont tristes comme des betes. III ROMANCE Les subtils, les tres vagues parfums des mouchoirs qu’on retrouve au fond des malles poussiereuses rappellent les serments emportes aux jours,–telles des fleurs aux bises hiemales,–les serments de nos amourettes d’autrefois. Doucement surgissent les anciennes souvenances, souvenances de bonheur et de tourment; doucement du fond poussiereux des malles, douces et depouillees,–telles des ramures aux bises hiemales,–elles surgissent les anciennes souvenances.

Et melancoliquement se plaignent les souvenances delaissees, souvenances de bonheur et de tourment; melancoliquement du fond poussiereux des malles, melancoliques,–telles parmi les ramures les bises hiemales,–des replis des anciens mouchoirs aux surannes parfums, elles se plaignent les souvenances delaissees.

IV MALeFICE Ils avaient bu toute la nuit, Styx le poete desole et Laas le poete calme, ils avaient bu a la coupe d’or de la fee Eaudevie, cette compatissante qui change les cailloux en pierreries, Qui porte la lune Dans son tablier, comme a dit un autre poete, leur aine. Adoncques, a l’heure ou, sous le clignotement de la derniere lanterne, le dernier ribleur rase les murs suintants, ils passerent la riviere Sequane sur le Pont-au-Double, en face le parvis de la Cathedrale. Les pieds dans la boue et le front dans les etoiles–absentes,–ils allerent d’aguet, par la ruelle torte aux paves disjoints, chez les Villotieres adextres a tenir amoureuses lysses, ou l’on a sadinet cy pris, cy mis.

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