Et pour faire la justice, dans tant de pays differents et qui tous bataillent les uns

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. pourquoi moi, voyez-vous, je suis d’Auriol. . . Et ceux qui voir la page n’en sont pas, je leur conseille de dire qu’ils en sont. –Ainsi soit-il! _Premiere Soiree_ _C’est l’hiemale nuit et ses buees et leurs doux comas. _ _Quartier Malesherbes. _ _Boudoir oblong. _ _En la profondeur violatre du tapis, des cycloides bigarrures. _ _En les froncis des tentures, l’inflexion des voix s’apitoie; en les froncis des tentures lourdes, sombres, a plumetis. _ _C’est l’hiemale nuit et ses buees et leurs doux comas.

_ _Dehors, la blancheur pacifiante des neiges. _ _Au foyer, la flamme s’allonge, s’allonge et se recroqueville, s’aplatit et se renfle,–facetieuse.

_ _Et des emanations defaillent par le boudoir oblong, des emanations comme d’une guimpe attiedie, d’une guimpe attiedie au contact du derme. _ _Le jour froid des lampes filtre et se refracte. Le jour des lampes se refracte en la profondeur violatre du tapis aux cycloides bigarrures; il se refracte contre les tentures sombres, a plumetis. _ _Au-dessus du sofa brode de lames, dans son cadre d’or bruni, un PAYSAGE_: Perse stagne la mare; les joncs flexueux ou des engoulevents voletent, la ceignent. A gauche, des peupliers que le cadre etronconne, et tout au fond, par les ciels degrades, dans la grivelure argentee de leurs ailes eployees, un vol tumultueux de grebes.

_En face du sofa brode de lames, sur un meuble bas, pentagone, que des telamons supportent, de hautes feuilles de parchemins vetues de poult-de-soie blanc, aux agrafes d’un metal precieusement oxyde, s’etalent. _ _Et ce sont la devis et contes, devis et contes futiles et sentencieux, ecrits pour l’agrement de la Dame par ses deux sigisbees. _ _C’est l’hiemale nuit et ses buees et leurs doux comas. _ _Dehors, la blancheur pacifiante des neiges. _ _Au foyer, la flamme s’allonge, s’allonge et se recroqueville, s’aplatit et se renfle,–facetieuse. _ _.

. . Miranda, toute droite, a l’aise en une sorte de canezou d’escot aux passements de jais et de soie ecarlate, verse du the de ses mains bien fardees.

_ AMOURETTE I Aux Tuileries, contre la terrasse qui longe la Seine, elle se tient assise, en brodant.

Et se detache a peine sa toilette sobre sur le vert noir du lierre. Paul Doriaste est revenu la pour lui decouvrir les imperfections peu visibles, mais decevantes, qu’elle doit avoir. Ainsi espere-t-il esquiver la hantise d’elle. Chose bete: il a soumis plusieurs jours son tympan aux cacophonies des musiques militaires afin de la voir. Cette elegance de dame a mediocres revenus, la plus discrete et delicate des elegances, le charme. En paysanne, en grande mondaine, en mysterieuse courtisane, en bourgeoise lettree, il l’a decrite deja, au cours de plusieurs nouvelles qu’il fit pour son journal, _le Sphinx_. Elle accapare son esprit; il la desire, et il ne l’aura point. Cela se devine tout de suite qu’il ne l’aura point. Elle est honnete fatalement par sa blondeur tendre d’anemique, la matite du teint pur, la tendance a rester clapie tres longtemps dans la meme attitude.

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