–dites precaire et vous approcherez de la verite, mon ami; le tresor est vide completement sans

–Mais avant, d’aller plus loin, reprit don Adolfo, permettez-moi, general, de vous rendre compte de mes operations a moi. –Oh! Elles ont ete heureuses, j’en suis convaincu, repondit en souriant le general. –J’ai l’espoir que vous les trouverez telles, Excellence; m’autorisez-vous a vous faire mon rapport? –Faites, faites, mon ami, j’ai hate d’apprendre ce que vous avez accompli pour la defense de notre noble cause. –Oh! Permettez, general, dit vivement don Adolfo, je ne suis qu’un aventurier moi, mon devouement vous est tout personnel. –Bon, je m’entends, voyons un peu ce rapport. –D’abord, j’ai reussi a enlever au general Degollado les debris de la conducta volee par lui a la Laguna Seca. –Bon, ceci est de bonne guerre, c’est avec l’argent de cette conducta qu’il m’a pris Guadalajara.

Oh! Castillo! Enfin, combien a peu pres? –Deux cents soixante mille piastres. –Hum! Un assez beau chiffre. –N’est-ce pas? J’ai ensuite surpris ce bandit de Cuellar, puis son digne associe Carvajal, enfin leur ami Felipe Irzabal a aussi eu maille a partir avec moi, sans compter quelques partisans de JuArez que leur mauvaise etoile a places sur ma route. –Bref, le total de ces diverses rencontres, mon ennemi. . . –Neuf cents et quelques mille piastres; les guerilleros de l’integre JuArez sont bons a tondre, ils ont les coudees franches et en profitent pour s’engraisser en pechant largement en eau trouble; pour nous resumer, je vous apporte environ douze cents mille piastres qui vous seront amenees sur des mules avant une heure, et que vous serez libre de verser a votre tresor. –Mais ceci est magnifique! –On fait ce qu’on peut, general. –Diable, mais si tous mes amis battaient la campagne avec d’aussi beaux resultats, je serais bientot riche et en etat de soutenir vigoureusement la guerre; malheureusement, il n’en est point ainsi; mais cette somme, ajoutee a ce que je suis parvenu a me procurer d’un autre cote, me forme un assez joli denier.

–Comment, de quelle autre somme parlez-vous, general? Vous avez donc trouve de l’argent? –Oui, dit-il avec une certaine hesitation; un de mes amis, attache a l’ambassade espagnole, m’a suggere un moyen. Don Adolfo bondit comme s’il avait ete pique par un serpent. –Calmez-vous, mon ami, dit vivement le general, je sais que vous etes l’ennemi du duc; cependant, depuis son arrivee au Mexique, il m’a rendu de grands services, vous ne sauriez le nier. L’aventurier etait pale et sombre, il ne site de l’entreprise repondit pas; le general continua; comme toutes les ames loyales, il eprouvait le besoin de se disculper d’une mauvaise action, bien que la necessite seule la lui eut fait commettre. –Le duc, dit-il, apres la defaite de Silao, lorsque tout me manquait a la fois, est parvenu a faire reconnaitre mon gouvernement par l’Espagne; ce qui m’a ete fort utile, vous en conviendrez, n’est-ce pas? –Oui, oui, j’en conviens, general. Oh, mon Dieu! Ce qu’on m’a dit est donc vrai.

–Et que vous a-t-on dit? –Que, devant le refus obstine du clerge et du haut commerce de vous venir en aide, reduit a la derniere extremite, vous avez pris une resolution terrible.

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