–ah! monseigneur! vous ajoutez trop de foi au recit de m

de Charny. –Il est vrai; c’est de lui que je sais vos exploits.

–C’est un excellent ami que ce bon M.

de Charny! J’etais bien sur qu’il agirait comme il l’a fait. –Oh! il ne m’a rien cache! que n’etais-je la pour applaudir a vos prouesses! –Votre approbation eut ete ma plus douce recompense, monseigneur.

Le jeu plaisait a M. de Louvois, qui s’amusait avec M. de Pomereux comme un chat fait d’une souris; seulement la souris avait un aplomb qui l’etonnait un peu. –Mon admiration a commence, continua le ministre, au furieux combat que vous avez soutenu contre l’indomptable Belle-Rose et le terrible Irlandais. J’ai deplore la fatalite qui a fait que votre epee s’est rompue au moment ou la victoire allait se declarer pour vous. –La guerre a ses fortunes! murmura M.

de Pomereux avec un geste tout plein de philosophie.

–Trois secondes apres, j’ai ete touche jusqu’aux larmes au recit qu’on m’a fait. . . –M. de Charny, toujours. –Toujours. .

. au recit qu’on m’a fait, dis-je, de votre constance a tenir la parole juree. C’est beau, c’est grand, c’est antique! Regulus ne se fut pas mieux conduit, et j’imagine que l’ombre d’Aristide doit vous jalouser.

C’est un trait sublime, mon cousin. –Vous me comblez, monseigneur, repliqua le comte d’un petit air modeste.

–Point, je vous rends justice.

Et plus tard, votre promptitude a provoquer le capitaine Breguiboul, qui avait egratigne votre botte et votre honneur du meme coup, votre vaillance a mettre l’epee a la main et votre habilete a le tuer raide, ont excite mon enthousiasme.

–Mon Dieu! monseigneur, je me suis souvenu de notre parente. –C’est ce que j’ai pense. Par exemple, j’ai beni la Providence qui n’a pas voulu que votre epee se rompit cette fois. –C’est que la fortune me devait une revanche. –Eh bien! croiriez-vous, mon charmant cousin, que cette conduite heroique n’a pas produit sur d’autres l’effet qu’elle a produit sur parisclick.fr moi? –En verite? –Il y a des esprits mal faits qui ont voulu voir dans ces merveilleuses aventures un parti pris de contrecarrer l’autorite du roi. –Voyez-vous ca! –Et ils sont alles jusqu’a dire que vous n’etiez plus digne de la faveur de Sa Majeste et que je devrais vous retirer ma protection. –La-dessus je suis tranquille. –Que vous me connaissez bien! s’ecria M. de Louvois en trempant ses levres dans le pot plein d’eau; j’ai rembarre ces personnes-la d’une furieuse facon; mais l’une d’elles, qui est fort des amis de M. Colbert, m’a fait observer que ce n’etait point dans de telles circonstances qu’il convenait de vous charger d’une mission fort delicate que je vous avais reservee.

–Et par egard pour les circonstances, vous avez confie la mission a un autre. –Fallait-il me laisser accuser d’une odieuse partialite? –Non pas. –Une autre personne a fait remarquer que le roi ne serait point charme de voir a la tete de ses regiments un officier dont le concours avait compromis le succes d’une entreprise ou il importait de reussir.

Le roi est un peu comme M.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *